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Shakira : Las Mujeres Ya No Lloran World Tour – Barclays Center, Brooklyn (2026)

par Kéké
dans Articles, Concerts
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Shakira : Las Mujeres Ya No Lloran World Tour - Barclays Center, Brooklyn (2026)

20 Juillet 2026 – Shakira : Las Mujeres Ya No Lloran World Tour – Barclays Center, Brooklyn (2026)

La première fois que j’ai vu Shakira sur scène, c’était en 2010 à Bercy pour le The Sun Comes Out World Tour. J’avais bien aimé le spectacle, mais, pour être tout à fait transparent, je ne l’avais pas trouvé exceptionnel. Je n’ai d’ailleurs jamais digéré l’absence de « Men In This Town » : je peux donc confirmer que je suis capable d’entretenir une rancœur parfaitement inutile pendant plus de seize ans 😂 Je l’ai ensuite revue en mars 2024 à Times Square, lors d’un showcase organisé autour de la sortie de Las Mujeres Ya No Lloran. Deux ans plus tard, cette ère a pris des proportions assez délirantes : l’album – plutôt moyen, soyons honnêtes – a donné naissance à une tournée gigantesque. En janvier 2026, celle-ci avait déjà attiré 3,3 millions de spectateurs sur 82 concerts, devenant la tournée la plus lucrative de l’histoire pour un artiste hispanique.

Après les stades, Shakira a choisi de ramener son spectacle dans les salles américaines avec une déclinaison baptisée World Cup Edition. LOL. Après avoir vu les images du show, j’avais vraiment envie de découvrir cette énorme production et de voir si elle réussirait à corriger ce qui m’avait frustré en 2010. Encore fallait-il pouvoir payer sa place sans vendre un rein 😬 J’ai donc attendu le dernier moment avant d’acheter mon billet. Les prix proposés lors de la mise en vente étaient simplement trop élevés pour moi. Lorsqu’ils ont enfin baissé jusqu’à atteindre ce que j’appellerais un tarif « raisonnable » – notion visiblement révolutionnaire en 2026 – j’ai sauté sur l’occasion. Je me retrouve ainsi au Barclays Center au milieu d’un public très identifiable : maillots de la Colombie, ceintures à grelots, paillettes, oreilles de louve et looks inspirés de plusieurs époques de Shakira. On croise des fans qui la suivent depuis Pies Descalzos, des enfants qui l’ont découverte grâce à ses chansons pour Zootopia et beaucoup de familles. Autour de moi, toutes les générations sont représentées.

Devant moi, une scène prolongée par une avancée en forme de T traverse la salle, tandis qu’un immense écran occupe presque tout le fond. Des bracelets lumineux ont été distribués à l’entrée. Il n’y a pas de première partie : à la place, on nous diffuse une sélection de clips de Shakira : « Zoo », « La Tortura », « Chantaje », « Puntería », « Dai Dai »… Le concept reste étrange : on fait patienter des gens venus voir Shakira en leur montrant… Shakira ☠️ La salle sait néanmoins s’occuper et lance une ola. Je n’avais pas vu ça depuis longtemps ! Pendant quelques minutes, j’ai l’impression d’être de retour en France. Les lumières finissent par s’éteindre vers 21 h 35.

L’introduction vidéo, « La Huesera », reprend des éléments de « Caloris » et montre une Shakira générée par IA, désarticulée, traversant un désert avant de se fissurer comme une poupée de porcelaine. Elle renaît ensuite de la terre. La métaphore n’a rien de subtil : elle a été brisée, elle s’est reconstruite, maintenant elle va facturer. J’ai un problème avec l’esthétique de cette Shakira en IA, qui est assez moche, qui reviendra régulièrement pendant la soirée. Vu le budget de la tournée, j’espérais autre chose qu’un fond d’écran généré en trois lignes de prompt ChatGPT.

La vraie Shakira apparaît enfin au milieu de la salle. Accompagnée d’une petite procession en lunettes noires et tenues argentées, une sorte de secte futuriste. Elle traverse le public jusqu’au bout de l’avancée pour lancer « La Fuerte ». Les bracelets s’allument, la musique démarre et le Barclays Center explose 🔥 Elle enchaîne avec « GIRL LIKE ME », précédé d’un changement de tenue express : bye bye l’argenté, bonjour la mini-robe rose à paillettes. Entourée de deux danseuses, Shakira ressort la chorégraphie très physique du clip. C’est coloré, immédiat et parfait pour mettre le public dans l’ambiance. J’ai adoré. Je remarque aussi un petit détail qui me fera rire pendant toute la soirée : Shakira termine presque chaque chanson par un clin d’œil, un coup de cheveux et un sourire bright parfaitement calibrée pour les téléphones. Elle connaît bien ses angles 🤭

Deux autres danseuses rejoignent le groupe pour le medley « Las de la Intuición / Estoy Aquí », qui fait se télescoper deux époques de sa carrière. Sous les lasers et les drapeaux, le Barclays Center prend des airs de fête populaire latino-américaine. Pour le moment, c’est franchement très sympa : l’énergie est à 1 000 % depuis le début du spectacle. Shakira prend ensuite le temps de parler de son dernier passage à New York et de la Coupe du monde, dont la finale s’est jouée la veille. Puis « Empire / Inevitable » fait ressortir la rockstar. Elle saisit une guitare blanche couverte de brillants et ses musiciens la rejoignent à l’avant de la scène. « Inevitable » réveille les fans de la première heure : la salle chante à pleins poumons et, pendant quelques minutes, tout le tralala de la mise en scène devient presque secondaire. C’est un excellent début : toutes les ères de Shakira sont évoquées sans attendre. Il y en a pour tous les goûts.

Un interlude théâtral autour d’un robot ouvre le deuxième acte. Une mystérieuse silhouette masquée tente de remettre en état un mannequin défaillant avant « Te Felicito », que j’adore. Shakira évolue au milieu de mannequins de plastique et d’un décor rose bonbon directement inspiré du clip. Le numéro est fun, très pop et fonctionne vraiment bien. « TQG » lui succède dans un bain de lumière verte, avec les danseuses perchées sur la plateforme qui s’élève au bout de l’avancée. Le titre passe assez vite, mais le tableau reste l’un des plus mémorables visuellement : depuis les gradins, cela rend particulièrement bien.

Shakira revient ensuite sur les années difficiles qu’elle vient de traverser et sur la puissance des femmes lorsqu’elles se soutiennent. Elle saisit de nouveau une guitare pour « Don’t Bother ». Ce n’est clairement pas mon titre préféré de son répertoire, mais dans l’ensemble du spectacle, ça passe très bien. Je préfère largement « Can’t Remember to Forget You », qui prend d’abord un virage reggae avant de retrouver sa version originale. Les lumières s’éteignent sur la partie habituellement chantée par Rihanna. Et lorsqu’elles se rallument, Shakira apparaît derrière une batterie et frappe la fin du morceau avec un immense sourire. Guitare, batterie, danse, chant : elle a manifestement décidé de nous rappeler qu’elle sait tout faire ! 🥁

Le concert se calme avec un interlude montrant une louve protégeant ses petits pendant une tempête. Les bracelets deviennent blancs, le piano démarre et « Acróstico » sert de parenthèse émotionnelle. Shakira porte une robe bleu clair agrémentée d’un plastron métallique, tandis que ses deux enfants, Milan et Sasha, apparaissent sur les écrans pour chanter virtuellement avec elle. Une Shakira-sirène tente ensuite de s’échapper d’un aquarium pendant l’interlude « Mermaid ». Cette nouvelle créature en IA n’est pas plus réussie que la précédente, et j’avoue avoir du mal à m’y faire. La vraie chanteuse revient dans une robe bronze légèrement déstructurée pour « Copa Vacía », « La Bicicleta » et « La Tortura ».

Les deux premiers morceaux passent un peu trop vite à mon goût, même si « La Bicicleta » déclenche évidemment une énorme réaction. « La Tortura », elle, bénéficie d’un traitement plus spectaculaire, avec jets de flammes et tout le tralala. J’adore : la chanson n’a pratiquement pas vieilli et tout le monde en connaît encore les paroles par cœur. Puis arrive la première grosse surprise de la soirée. Après un passage de mapalé en solo, Shakira lance « Hips Don’t Lie » et invite Tyla à la rejoindre. La chanteuse apparaît dans une robe turquoise à franges qui contraste avec la tenue bronze de Shakira. Toutes les deux parcourent l’avancée, chantent et dansent côte à côte. Je n’aurais jamais imaginé les réactions provoquées par ce duo en ligne : ma vidéo du morceau a dépassé les 3 millions de vues en dix jours, record absolu de ma chaîne ! 🤯 Sur scène aussi, leur échange fonctionne parfaitement. Aucun temps mort, aucune fausse note : c’est l’un des vrais événements de la soirée.

« Chantaje » arrive directement après. Shakira quitte la scène quelques instants pour se changer en coulisses, puis revient dans une mini-tenue rose gold couverte de sequins, avec des bottines assorties. Je ne l’ai pas encore précisé, mais elle est très belle et très sexy – et surtout dotée d’une énergie assez indécente pendant les chorégraphies ! Le morceau abandonne progressivement sa version originale pour partir vers une version salsa déchainée. Elle enchaîne avec « Loca », qui aurait mérité une version longue tant le public réagit bien. C’est mon passage préféré du concert : j’adore déjà le titre, et tout fonctionne ici : la chorégraphie, la puissance du son dans la salle, l’ambiance et les geysers de feu. C’est excellent… et beaucoup trop court 🥲

Shakira redevient ensuite Gazelle, son personnage de Zootopia, pour « Zoo ». Elle est entourée de danseurs costumés en tigres, vêtus de shorts roses à paillettes. Sur le papier, c’est ridicule. En vrai, c’est également ridicule… mais j’ai adoré ! 🐯 Pour « Soltera », on installe un immense « S » qui sert de barre de pole dance. Passer de Disney à la pole dance sans la moindre transition résume assez bien le côté fourre-tout du concert. Mais avons-nous encore besoin de cohérence à ce stade ? 🤷‍♂️ Après l’interlude « The Sorceress », une plateforme rouge apparaît pour « Ojos Así ». C’est l’un des tableaux les plus marquants du spectacle : lumières rouges, longue tenue à franges brillantes qui amplifie chaque mouvement, séquence de danse orientale et remix poussant encore plus loin l’énergie du titre 💃

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L’écran diffuse ensuite un poème consacré à la jeune Shakira, celle qui avait les cheveux noirs et chantait pieds nus. Ce retour aux origines se poursuit avec « Pies Descalzos, Sueños Blancos », « ¿Dónde Estás Corazón? » et « Antología » en acoustique. Shakira porte désormais une combinaison bleu nuit moulante, lacée et couverte de cristaux. Ce n’est pas ma séquence préférée du concert, mais le public se montre particulièrement réceptif. Comme tout le monde chante et que l’ambiance reste excellente, je passe malgré tout un très bon moment. Vient alors la deuxième énorme surprise de la soirée : « Underneath Your Clothes » en duo avec Ed Sheeran. Je ne l’avais clairement pas sur ma carte de bingo. Il débarque en t-shirt blanc, pantalon noir et baskets, soit la tenue exacte d’un garçon venu aider à démonter la scène après le concert 😆

Le duo reste très sobre : ils alternent les couplets, harmonisent les refrains et proposent une version dépouillée du titre, interprété ici intégralement pour la première fois depuis 2018. Shakira en a depuis publié la captation officielle sur sa chaîne YouTube. Dans un spectacle souvent saturé de couleurs et d’effets spéciaux, cette simplicité fait du bien. Après l’interlude « Braids », place à « Whenever, Wherever », dans l’arrangement conçu pour le Super Bowl. Shakira commence par une danse avec des couteaux – coucou Britney 🥰 C’est un titre dont je me suis un peu lassé avec les années, mais, en concert, il reste d’une efficacité redoutable.

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La troisième surprise arrive sur « Dai Dai ». Burna Boy rejoint Shakira, 24h seulement après leur performance pendant la finale de la Coupe du monde. Elle porte une tenue très colorée, rose, vert et jaune, avec une avalanche de franges parfaitement conçues pour accompagner chaque mouvement de bassin. Le morceau fonctionne extrêmement bien : la scène se remplit de couleurs, les danseurs reviennent et l’ambiance atteint son sommet. Le set principal s’achève dans la folie avec « Waka Waka ». Tout le monde chante tandis que les bracelets lumineux transforment les gradins en arc-en-ciel. Pour une édition estampillée Coupe du monde, difficile de trouver meilleur final ⚽ Le rappel commence par les dix commandements de la louve, projetés sur l’écran comme un manifeste de développement personnel sous stéroïdes : ne pas étouffer sa nature sauvage, hurler pour ne pas être réduite au silence, protéger sa meute… C’est un peu kitsch, évidemment. Mais le kitsch est immédiatement pulvérisé par l’apparition d’Isabel, une louve gonflable gigantesque dont les yeux projettent des lasers bleus dans la salle. Voilà. Céline a son bateau, Madonna a ses croix, Shakira a une louve géante qui tire des lasers. Chacune son truc ! 🐺

« She Wolf » peut enfin démarrer. En 2010, c’était déjà mon moment préféré du concert. En 2026, la chanson est devenue le symbole de toute la tournée grâce à cette louve XXL. La scénographie lui donne l’ampleur qu’elle mérite et, sans surprise, c’est encore l’un des sommets du spectacle. Shakira porte maintenant une combinaison multicolore aux motifs psychédéliques, quelque part entre la créature tropicale et le fond d’écran Windows 95. La chorégraphie et le remix fonctionnent parfaitement. Le dernier titre ne pouvait être que « BZRP Music Sessions #53 », incluant des éléments du remix de Tiësto. De faux billets à son effigie tombent sur la salle, les lasers balayent le Barclays Center et le spectacle se termine sur la phrase ayant servi de point de départ à toute cette ère : les femmes ne pleurent plus. Elles facturent.

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Le Las Mujeres Ya No Lloran World Tour est un énorme concert pop, mais il contient suffisamment de bizarreries pour ne jamais ressembler à une production interchangeable : des tigres en short rose, une barre de pole dance en forme de S et une louve gonflable géante. C’est terriblement fourre-tout et je ne sais pas toujours pourquoi, mais cela fonctionne. Shakira relie l’ensemble par sa personnalité et par sa capacité à passer d’un genre, d’une langue et d’une époque à l’autre sans donner l’impression que tout cela est déconnecté. La date de Brooklyn bénéficie aussi et surtout de 3 invités exeptionnels : Tyla, Ed Sheeran et Burna Boy, qui lui donnent un véritable caractère d’exception.

Avec 27 chansons en un peu plus de deux heures, le concert traverse 30 ans de carrière sans véritable ventre mou. La contrepartie, c’est que certains morceaux ont à peine le temps d’exister. « Loca », par exemple, est excellente mais tellement courte qu’elle me laisse frustré au moment même où elle devient mon passage préféré. J’aurais volontiers sacrifié un interlude en IA pour trente secondes supplémentaires. Personne ne se serait plaint. Mes autres grands moments sont « La Tortura », « Hips Don’t Lie » avec Tyla, le grand n’importe quoi de « Zoo », puis la séquence finale sur « Dai Dai », « Waka Waka » et « She Wolf ». Mon vrai flop vient des visuels générés par IA. C’est quand même moche et pas digne de Shakira 🤖

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Les tenues sont nombreuses, colorées et presque toujours pensées pour le mouvement : elle est vraiment belle et bien foutue, et les tenues la mettent merveilleusement bien en avant. La mise en scène fonctionne mieux avec des accessoires concrets : dès qu’il y a un objet un peu absurde sur scène, ça marque beaucoup plus. Shakira n’est pas particulièrement bavarde, mais elle sait placer ses interventions pour rendre l’énorme machine plus humaine. Elle évoque New York, la Coupe du monde, ses enfants et les années difficiles qu’elle vient de traverser sans casser le rythme du concert. Sur scène, elle sait exactement comment déclencher une réaction : chaque clin d’œil et chaque coup de cheveux reçoit l’effet attendu.

L’ambiance était excellente du début à la fin. Les fans de la première heure chantent « Inevitable » et « Antología », les plus jeunes hurlent devant Tyla et « Zoo », puis toutes les générations se retrouvent sur « La Tortura », « Hips Don’t Lie » et « Waka Waka ». C’est probablement la meilleure illustration de la longévité de Shakira : personne dans la salle ne connaît nécessairement les mêmes chansons, mais tout le monde finit par en connaître suffisamment pour participer. Au final, j’ai beaucoup aimé ce concert, bien davantage que celui de 2010. Le rythme est mieux équilibré, toutes les époques dialoguent entre elles et la personnalité de Shakira traverse réellement la grosse production. La partie américaine s’est terminée le 25 juillet à Atlantic City. Shakira s’installera ensuite à Madrid pour une résidence européenne de 12 concerts dans un stade éphémère spécialement construit pour l’occasion. Quant à nous, on se retrouve vite sur Facebook, X et Instagram pour les photos, les vidéos et vos propres impressions. Vous pouvez également retrouver mon précédent compte-rendu de Shakira à Bercy en 2010 juste ici.

Setlist : La Fuerte / GIRL LIKE ME / Las De La Intuición / Estoy Aquí / Empire / Inevitable / Te Felicito / TQG / Don’t Bother / Can’t Remember To Forget You / Acróstico / Copa Vacía / La Bicicleta / La Tortura / Hips Don’t Lie (avec Tyla) / Chantaje / Loca / Zoo / Soltera / Ojos Así / Pies Descalzos, Sueños Blancos / ¿Dónde Estás Corazón? / Antología / Underneath Your Clothes (avec Ed Sheeran) / Whenever, Wherever / Dai Dai (avec Burna Boy) / Waka Waka (This Time For Africa) / She Wolf / BZRP Music Sessions #53

Également disponible en vidéo sur YouTube : Hips Don’t Lie (avec Tyla) – Underneath Your Clothes (avec Ed Sheeran) – Waka Waka

Shakira : Las Mujeres Ya No Lloran World Tour – Barclays Center, Brooklyn (2026)

Tags: 2026Barclays CenterBrooklynLas Mujeres Ya No Lloran World TourShakira
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