
23 Septembre 2026 – The Rocky Horror Show – Studio 54, New York (2026)
J’ai vu le film « The Rocky Horror Picture Show » il y a quelques années, mais en arrivant au Studio 54, j’ai réalisé que je ne me souvenais plus du tout de l’histoire. Oopsie. Un petit rappel n’aurait probablement pas été du luxe 😅 Cette nouvelle production de « The Rocky Horror Show » a beaucoup fait parler d’elle, et je dois vous avouer que j’ai surtout été attiré par le cast : notamment Jake Shears des Scissor Sisters et Valentina de « RuPaul’s Drag Race ». Même si, sous les perruques et le maquillage, il m’a fallu un petit moment pour les reconnaître !
L’histoire suit Brad et Janet, un couple fraîchement fiancé et bien sous tous rapports, dont la voiture tombe en panne en pleine nuit. Ils cherchent de l’aide dans un château et font la connaissance de Frank-N-Furter, un personnage qui a une conception assez personnelle de l’hospitalité. Il vient de créer Rocky, une créature qui correspond à son idéal de partenaire sexuel, et veut le présenter à ses invités. Autant dire que nos deux amis vont vivre une soirée qu’ils ne risquent pas d’oublier.

L’histoire est un mélange absurde de science-fiction, de cinéma de série B et… de sexe. J’ai aimé cette galerie de personnages complètement ridicules. En revanche, j’ai moins accroché à l’intrigue elle-même. Je comprends le concept, mais je ne suis pas le meilleur client pour ça 🤷♂️ On peut évidemment y voir une célébration du désir et de la liberté d’être soi, ce qui explique aussi sa place dans la culture queer. Mais personnellement, j’ai davantage apprécié le côté divertissement décomplexé que le propos. Et même si les détails m’échappent, il me reste une meilleure impression du film… Il faudrait que je le revoie.
Musicalement, on est dans un mélange de rock’n’roll et de glam rock qui colle parfaitement à l’univers des années 70. « Dammit Janet », « Sweet Transvestite » ou l’incontournable « Time Warp » font partie des temps forts de la soirée. Il y a de l’énergie, du rythme, et les chansons offrent aux personnages de beaux moments sur scène, même si l’ensemble ne m’a pas totalement emballé. Ce qui m’a vraiment plu, ce sont les numéros collectifs : il y en a beaucoup, et voir toute la troupe chanter et danser ensemble dans ce capharnaüm était jouissif.

Visuellement, j’ai trouvé le spectacle très réussi. Le décor a un côté fait de bric et de broc que j’ai beaucoup aimé : on a l’impression que tout a été assemblé avec les moyens du bord, alors que l’ensemble est sans doute très travaillé. Les tableaux se succèdent avec pas mal d’inventivité, et l’arrivée au château est un vrai beau moment. Il y a toujours une idée débile pour accompagner une situation déjà ridicule : mention spéciale au téléviseur géant qui permet de découvrir ce qui se passe dans les différentes pièces du château. Janet y surprend Brad dans une position très intime avec Frank-N-Furter. Ça dure cinq secondes, mais c’est hilarant 😂
Les jeux de lumière mettent très bien en valeur le décor et les costumes. Ces derniers apportent de la couleur, du brillant, de l’extravagance… et laissent pas mal de chair à nu. C’est excessif et super cool. Le maquillage participe aussi pleinement à la transformation des comédiens : même une fois Jake et Valentina repérés, j’avais encore du mal à les reconnaître. Les chorégraphies sont elles aussi très dynamiques et entretiennent cette énergie collective. Résultat, les 1 h 50, entracte compris, passent très vite. J’aime quand ça ne traîne pas en longueur !

Dans le cast, ma préférence vocale va clairement à Lorna Courtney, qui interprète Janet. Elle chante vraiment très bien et se détache du reste de la troupe sur ce plan. Jake Shears, en Frank-N-Furter, m’a laissé une impression plus mitigée. Je l’ai déjà vu plusieurs fois en concert, et je retrouve ici les mêmes réserves : il chante bien, mais son timbre nasal peut se révéler un peu pénible. Valentina, en Columbia, s’en sort en revanche mieux que ce que les commentaires que j’avais lus sur internet pouvaient laisser craindre. Oui, elle est moins solide vocalement que ses partenaires, mais je l’ai trouvée très investie. Elle fait du bon boulot !
Autour d’eux, on retrouve une dizaine d’autres comédiens. Mon coup de cœur de la soirée reste George Salazar, qui joue Eddie et le Dr Scott : ses passages font partie de ceux qui m’ont le plus amusé. Le 23 septembre, j’ai aussi eu John Yi en narrateur, et il était excellent, avec un humour pince-sans-rire que j’ai adoré. Il faut dire que le rôle demande de composer avec les fameux callbacks du public : en gros, les spectateurs interpellent les personnages, parfois à coups d’insultes. La salle était plutôt sage, ce qui m’allait très bien. Mais évidemment, il y avait une spectatrice plus investie que les autres, avec des réactions parfois un peu extrêmes (elle ne lâchait rien), et j’ai eu l’impression que ses voisins appréciaient moyennement. Je sais que la participation fait partie du folklore, mais j’aime quand même pouvoir entendre les acteurs 😅

J’ai donc passé un bon moment devant « The Rocky Horror Show ». J’ai aimé les personnages, les décors, les costumes et toutes ces petites idées qui ont rendu le spectacle vivant et drôle. L’histoire et la musique m’ont moins convaincu. C’est un show divertissant, bien rythmé, avec un cast solide. Simplement, je n’ai pas été époustouflé comme j’ai pu l’être devant d’autres productions cette année.
Si vous êtes fan du film, cette version scénique a de quoi vous faire passer une bonne soirée à Broadway. Vous pouvez retrouver les dates et réserver vos places sur le site officiel du spectacle. Et pour continuer sur votre lancée, je vous invite à découvrir mes autres chroniques sur le blog (#Broadway) et à me rejoindre sur les réseaux sociaux Facebook, X et Instagram pour échanger sur vos coups de cœur… ou vos coups de gueule.
Extraits « The Rocky Horror Show »

